Les principales sociétés productrices de boissons alcoolisées réunies au sein de l’association Entreprise & Prévention s’associent à la décision du ministre de la santé de légiférer sur un étiquetage des produits en vue de prévenir le risque de syndrome d’alcoolisation foetale (SAF). Elles entendent en outre participer activement à la prévention de ce risque au delà de cette obligation légale et renouvellent leur souhait de travailler de concert avec le ministère de la Santé dans ce but.
Depuis une quinzaine d’années, Entreprise & Prévention conduit des actions de terrain contre le risque alcool et a toujours rappelé dans ce cadre l’impératif d’une consommation « 0 » pour les femmes enceintes (ainsi que pour les autres populations ou situations à risque).
L’association ne s’était d’ailleurs pas opposée aux amendements déposés sur ce sujet par la sénatrice Anne-Marie Payet lors de l’examen au Sénat du projet de loi de santé publique. Rappelons que c’est le gouvernement qui avait jugé à l’époque l’étiquetage préventif comme juridiquement et techniquement difficile à mettre en oeuvre. Le projet de loi adopté par le Parlement inclut d’ailleurs des mesures précises sur ce point : campagnes nationales d’information sur le risque d’alcoolisation foetale, séance d’information annuelle dans les collèges et lycées, enseignement spécifique dans le cadre de la formation initiale et continue des professionnels de santé.
« Nous plaidons pour une prévention ciblée qui est toujours plus complexe, souvent plus coûteuse mais finalement plus efficace que de simples mesures réglementaires » souligne Alexis Capitant, Directeur général d’Entreprise & Prévention. « Cette approche est nécessaire ; la loi est parfois utile mais elle ne résout pas tout. Nous espérons que des campagnes d’information seront donc aussi au rendez-vous ».
Entreprise & Prévention a déjà prévu pour sa part une campagne sur le SAF avec l’appui des professions de santé dès le mois de septembre. L’association entend développer ainsi les actions ciblées qu’elle conduit déjà en partenariat avec la Sécurité Routière via les opérations « Conducteur Désigné ». Celles-ci ont permis, notamment dans le département pilote de Seine et Marne, de réduire très significativement le risque de mortalité routière des 18-25 ans au cours du week-end.
Contact presse : Camille Sevestre