Soif de Vivre  
Plan du Site  
 
  S'identifier |  S'enregistrer  
   
Du délice au délire

En France, des millions de personnes souffrent aujourd'hui de dépendance à l'alcool.
Mais de quoi s'agit-il exactement ? Comment détecter les signes de l'alcoolisme ? Et comment s'en sortir ?


Ça commence par un goût agréable, puis un effet euphorisant, moins d'angoisse et de complexes..., puis le corps s'habitue aux délices de cette "ivresse légère". A vouloir retrouver trop souvent les premières sensations, il va falloir à la longue augmenter les doses. On quitte alors le vocabulaire de l'œnologie pour aborder celui de l'intoxication. Après l'accoutumance, et donc la banalisation du plaisir, viennent la dépendance et ses malaises : on ne peut plus se passer d'alcool.
   

Pas le même danger pour tous

Difficile de définir une consommation "normale". Une dose inoffensive pour certains fait courir des risques à d'autres. Le passage à la dépendance est presque plus une question de vulnérabilité que de quantité. Les dépressifs, impulsifs, anxieux, psychologiquement fragiles, tous ceux qui ont des phobies (sociales, sexuelles, etc.), des difficultés à communiquer, ont une sensibilité plus aiguë face à l'alcool. On peut aussi avoir un entourage de malades alcooliques : avoir pris des habitudes ou hérité de caractéristiques génétiques...


Comment savoir si l'on devient dépendant ?

Premier signal d'alarme : le besoin d'alcool dès le matin. A jeun, on éprouve des symptômes de sevrage : tremblements, sueurs ou nausées... Même avec la gueule de bois, on n'envisage pas d'arrêter. Sans son quota d'alcool, on dort mal. Le caractère devient inégal ; on est anxieux, irritable. On entre en difficultés relationnelles avec son entourage, dont on accepte peu qu'il évoque le sujet. Le seuil de la dépendance psychologique est dépassé. Le dépendant perd toute capacité à moduler sa consommation. Il "remet ça", seul comme avec ses amis. Il vit dans l'obsession.

Qu'est-ce que le delirium tremens ?

Contrairement à ce que l'on croit souvent, cet état (impressionnant) de confusion mentale, avec délire accompagné de tremblements et d'hallucinations, n'est pas provoqué par la surconsommation ou l'intoxication, mais par... le manque de boisson. Pour éviter ce type d'accident, le 
sevrage des malades se fait désormais en milieu hospitalier.

   

Prendre conscience pour s'en sortir

Regarder la vérité en face, plutôt que de laisser les autres en parler derrière son dos. Arrêter d'occulter, et de nier, ce qui est un vrai problème. Pour pouvoir aborder les solutions. C'est le plus souvent un médecin qui pourra tirer la sonnette d'alarme à propos de symptômes annexes (fatigue, etc.). Le consommateur à risque, qui a élevé son seuil de tolérance, sans être pour autant devenu dépendant du premier verre, peut encore revenir en arrière et ralentir son rythme. Avec une aide médicale. Pour le dépendant, il semble qu'il n'y ait pas d'autre issue que l'abstinence. Il lui faut d'abord se désintoxiquer de l'éthanol, puis reconstruire sa vie. C'est le plus difficile.


Guérit-on de l'alcoolisme ?

Si guérir veut dire retrouver sa liberté totale, c'est-à-dire la faculté de boire sans excès et selon les circonstances, les guérisons sont rares, voire exceptionnelles. Mais on estime qu'au bout de dix ans, après avoir franchi les obstacles d'une ou plusieurs rechutes, 30 à 50 % des alcooliques abstinents se sont stabilisés.

5 millions de personnes seraient exposées, en France, à des difficultés d'ordre médical, psychologique et sociales liées à leur consommation d’alcool.
2 millions d'entre elles sont alcoolo-dépendantes.
10 % de la population active du pays est concernée.
   

Comment se soigner ?

Les thérapies passent par la cure dite de désintoxication. Le sevrage est facile. Il existe toute une panoplie chimique pour aider à s'abstenir : tranquillisants, antidépresseurs, vitamines... On en sort reposé, en pleine forme. Mais les vraies difficultés commencent ! Car l'extrême sensibilité à l'éthanol n'a pas disparu. Certaines associations d'anciens buveurs la comparent à une allergie qui peut être réactivée par un assaisonnement de salade, une sauce au vin, une cuillère de rhum dans un gâteau.


Le suivi psychologique

Pour soutenir son effort de volonté, on peut choisir de prendre les médicaments qui associent l'absorption d'alcool à une série de malaises. Mais le suivi psychologique est indispensable. Pour les disciples de Freud, l'alcoolisme est le symptôme d'une perturbation profonde et la modification du rapport à l'alcool sera le résultat d'une cure réussie. Les "comportementalistes" travaillent sur le comportement de leur malade. D'autres, avant tout pragmatiques, utilisent des séries d'entretiens pour rassurer le patient, lui faire retrouver l'estime qu'il a de lui-même.


Les mouvements d'entraide

Quelle que soit la méthode choisie, l'alcoolique abstinent, qui souffre toujours de solitude, va enfin rencontrer des hommes et des femmes comme lui, capables de le comprendre, de lui montrer le chemin de l'espoir.

Clés de contacts

Pour obtenir les coordonnées des principales associations d'anciens malades alcooliques susceptibles de vous informer, ou de vous venir en aide, consultez notre 
carnet d’adresses.

 

 
Imprimer Ajouter à mes favoris Envoyer cette page à quelqu'un par e-mail
     
© 2004 Entreprise & Prévention - 13, rue Monsigny - 75002 Paris - Tél : 01.53.43.80.75 - Fax : 01.53.43.80.20