 |
|
|
Après une première étude menée en 1985, l'Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons (IREB) a démarré en 1996 une série d'enquêtes transversales renouvelées tous les cinq ans, portant sur 1 000 jeunes, garçons et filles, âgés de 13 à 20 ans.
Principaux résultats de l’enquête 2001 :
" Les résultats montrent une légère décroissance de la consommation d'alcool entre 1996 et 2001 sur cette tranche d'âge. Elle se traduit par une diminution du nombre de consommateurs et, parmi eux, un volume de consommation qui reste stable. Consommateurs et non consommateurs confondus, un jeune consomme en moyenne 20 verres par mois. " Laure Com-Ruelle |
Où boit-on ?
| |
L'entrée dans la consommation se fait dans un contexte familial, que ce soit à la maison ou au restaurant. 70% des jeunes déclarent consommer en famille à 13-14 ans. La consommation reste ainsi " encadrée " par des adultes qui prodiguent une sorte " d'éducation " aux boissons alcoolisées. Ensuite, généralement vers 15-16 ans, les lieux consommation se diversifient. Plus on grandit, moins on consomme en famille et plus on consomme en-dehors de chez soi : chez des amis ou au café. A 19-20 ans, les trois-quarts de l'échantillon consomment plutôt hors de leur domicile. | Quand boit-on ?
| |
Les jeunes consomment principalement le week-end, pour 90% d'entre eux et, avec l'âge, le vendredi prend la place du dimanche. Fait surprenant, c'est plutôt le goût et l'occasion offerte de boire que le prix qui motivent la consommation de telle ou telle boisson. | Des facteurs parfois étonnants…
| |
Du côté des garçons, le fait d'avoir un parent ayant fait des études supérieures est par exemple susceptible de favoriser la consommation de boissons alcoolisées. De même, la pratique d'un sport semble augmenter la fréquence de consommation. Facteur aujourd'hui plus connu, la consommation d'autres substances psychoactives est souvent prédictive d'une polyconsommation.
Pour ce qui concerne les filles, les facteurs sont plutôt d'ordre psycho-environnemental : une communication difficile avec les parents ou des difficultés d'adaptation scolaire. La famille semble le facteur de régulation le plus évident. | Quel message de prévention ?
| |
L'enquête souligne une attitude générale face à la vie très positive de la part des jeunes français. Les messages de prévention qui vont à l'encontre de cette volonté de " profiter de la vie " sont peu susceptibles d'être entendus.
Cette synthèse s'inspire des contributions de Marie Choquet (Membre du Comité scientifique de l'IREB et épidémiologiste à l'INSERM) et Laure Com-Ruelle ((membre du Comité scientifique de l'IREB et maître de recherche au CREDES). Pour commander le Focus " L’Alcool et les Jeunes ", n’hésitez pas à contacter directement l’IREB | | | |
|
|