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Une émission américaine de CBS provoqua, au début des années 90, une ruée sur les rayons des vins : on venait d'y apprendre que les Français étaient moins sujets aux accidents cardio-vasculaires que les autres, malgré leur consommation excessive de graisses animales. Serge Renaud, chercheur à l'Inserm de Lyon, expliquait le French paradox par la consommation régulière de vin.
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L'étude "Monica" menée à Lille, Strasbourg et Toulouse, l'enquête du New England Journal of Medecine en 1993 et l'étude de l'American Cancer Society ont confirmé les effets bénéfiques sur le cœur du vin pris à petite dose et régulièrement (un à deux verres quotidiens), en évitant les à-coups de la fièvre du samedi soir.
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Selon une étude de la Harvard School of Public Health (Boston, 1995) publiée dans le British Medical Journal, "les bénéfices généralement attribués au vin peuvent également être retrouvés dans les autres boissons alcoolisées. Ce serait bien la molécule d'alcool qui aurait un effet cardio-vasculaire protecteur, et non les substances d'origine végétale caractéristiques du vin".
Cette étude confirme que l'effet bénéfique d'une consommation modérée de vin, bière ou spiritueux s'explique par une augmentation des concentrations sanguines de HDL cholestérol induite par la molécule alcool.
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De même, à l'Inserm, le docteur Anik Girard-Globa analyse les mécanismes protecteurs de l'alcool vis-à-vis des maladies cardio-vasculaires : "il réduit le risque de thrombose ; il favorise le développement des lipo-protéines qui transportent le cholestérol en excès vers son seul lieu d'élimination, le foie". Selon les caractéristiques génétiques de chacun. Et consommé en quantités modérées, évidemment !
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Plus récemment, l’IREB a réuni, en janvier 2001 à Paris, neuf experts scientifiques internationaux, afin d’élaborer un "document de consensus", véritable référence sur le sujet, sur les effets d’une consommation modérée d’alcool sur la santé. Les intervenants ont ainsi mis en commun, pendant une journée et demie, les résultats de leurs travaux et des études menées en la matière pour aboutir à la rédaction et la signature d’un document de synthèse des connaissances actuelles sur le sujet.
Les principales conclusions présentées mettent en valeur le rôle d’une consommation faible à modérée d’alcool dans la diminution des risques de maladie coronarienne mais également de diabète, d’accident vasculaire cérébral ou encore de calculs du cholédoque, pour autant que la consommation d’alcool faible à modérée se fasse de façon régulière et non épisodique.
Par ailleurs, il apparaît que d’autres facteurs, comme le style de vie du consommateur et son état de santé, sont souvent associés au type et à la quantité d’alcool consommé.
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L’occasion a été donnée de redéfinir la consommation faible à modérée d’alcool : celle-ci est comprise, chez l’homme, entre moins d’un verre par jour jusqu’à trois verres maximum (soit 36 grammes d’alcool pur), et chez la femme, jusqu’à deux verres maximum par jour (soit 24 grammes d’alcool pur). |
L’âge, les caractéristiques individuelles et les facteurs environnementaux influencent le niveau à partir duquel les effets bénéfiques ou négatifs ont lieu.
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